Petite histoire de Paris Paname


Petite Histoire de Paris Paname (15/15) La Valise

Cette chanson a donné en 2015 son titre au troisième album parispanaméen. Le quartet a gagné en maturité tant en studio que sur scène. Il se produit avec bonheur devant le public de City Jazzy d’Alain Abril et le Crea de Didier Trambouze. Les musiciens de Paris Paname font à nouveau appel à Nicolas Gauffreteau pour mettre en images cette Valise. Ce dernier saisit fort bien la complicité qui lie le quartet et le plaisir d’être musicien.

J’ai porté ma valise, Clichy Paris Venise

A croire que j’étais seul à trimballer un truc pareil

Un truc avec poignée, on peut pas lâcher prise

C’est lourdingue à porter, on fait pas à sa guise

Chip chop, chip chop, pour vous, ça s’passe comment ?

Chip chop, chip chop, vot’valise, y’a quoi dedans ?

J’ai posé ma valise pour les beaux yeux d’Elise

Mais il faut que j’vous dise qu’un jour la belle Elise

Elle a fait sa valise et j’ai connu la mouise

En fait une sorte de crise pour les beaux yeux d’Elise

Chip chop, chip chop, pour vous, ça s’passe comment ?

Chip chop, chip chop, vot’valise, y’a quoi dedans ?

J’ai rangé ma valise, oublié mon Elise

Connu d’autres marquises, repris le train à ma façon

Accepté les balises et fait des vocalises

Gratté quelques guitares, poussé quelques chansons

Chip chop, chip chop et pour vous ça s’passe comment ?

Chip chop, chip chop, vot’valise, y’a quoi dedans ?

J’ai gardé ma valise, bien compris la leçon

De Clichy à Venise, la route est belle de toutes façons

Et puis un peu d’franchise en guise de conclusion

Ma valise et moi on s’aime bien dans le fond

Chip chop, chip chop, pour vous ça s’passe comment ?

Chip chop, chip chop, vot’valise, y’a quoi dedans ?

Chip chop, chip chop, pour vous ça s’passe comment ?

Chip chop, chip chop, vot’valise, y’a quoi dedans ?

Petite Histoire de Paris Paname (14/15) L’orage

C’est dans une version instrumentale que les musiciens de Paris Paname décident de rendre hommage à Georges Brassens en enregistrant L’orage. La rythmique est tenue par la contrebasse de Patrick Manet et la guitare de Gilles Cunin. Les solistes Jean Paul Bouët (guitare) et Kim Le Oc Mach (violon) dialoguent avec bonheur dans cette session de studio comme ils savent le faire sur scène. L’Orage symbolise bien le goût du quartet pour la chanson qui swingue. La pochette de l’album est signée par Frédéric Larmaillard et Christophe Delvallé.

Petite Histoire de Paris Paname (13/15) Rue des Couronnes

« Je m’souviens du métro aérien, des dimanches parisiens. Des surprises, bleues pour les garçons, au boulanger du coin. Des jardins, qu’aurait aimés Doisneau dans le passage Plantin, des pavés qu’on sentait sous les roues près du métro Jourdain… » La chanson « Rue des Couronnes » figure sur « La Valise » le troisième album de Paris Paname, sorti en octobre 2015. Un an plus tôt, le guitariste Jean-Paul Bouët a rejoint le groupe pour former désormais un quartet avec Gilles Cunin à la guitare et au chant, Patrick Manet à la contrebasse et Kim Le Oc Mach au violon. Jean Paul met avec délicatesse ses talents de soliste et de musicien de studio au service de Paris Paname. Pour enregistrer « Rue des Couronnes » Myriam Gineys et son piano sont invités. La couleur de cette chanson qui sent l’enfance et le 20ème arrondissement doit beaucoup à Myriam mais aussi à Kim, Patrick et Jean-Paul pour leurs arrangements. « Je m’souviens des signes à la fenêtre au coin de la rue. En partant tu gardes un peu d’amour, c’est pour ça qu’t’es venu. Si un jour, s’arrêtent les signes au coin de la rue, c’est à toi de donner maintenant ce que tu as reçu »

Gilles Cunin
Patrick Manet
Jean-Paul Bouët
Kim Le Oc Mach

Petite Histoire de Paris Paname (12/15) Nuits Romanes

En 2014, Nicolas Gauffreteau vient filmer un concert de Paris Paname dans le cadre des Nuits Romanes. Ces manifestations initiées par la région Poitou Charente permettaient dans de bonnes conditions techniques ( ici : Blackline) de mettre en valeur des sites du patrimoine et de réunir des artistes et un public toujours nombreux. Paris Paname a eu la chance de participer à ces Nuits Romanes durant plusieurs saisons. En ce mois d’août 2014, le très professionnel Stéphane Mémin est à la guitare. Il remplace le regretté André Jorro emporté par la maladie. Surmontant cette épreuve, les membres du groupe décident de poursuivre l’aventure. On perçoit dans ce teaser le plaisir des musiciens à partager la scène et à échanger avec le public.

Petite Histoire de Paris Paname (11/15) LR Swing (live)

« Y’a eu l’Swing du nul, Lulu swing , Swing 39 et Joli swing, j’arrive avec LR Swing… » En octobre 2012, Paris Paname est invité par la région Poitou Charente à se produire au salon de la croissance verte. L’évènement est diffusé en direct par la chaîne locale Célà TV. Pour la circonstance le groupe évolue en quartet avec l’excellent violoniste Kim le Oc Mach qui rejoindra l’équipe parispanaméenne deux ans plus tard. Outre une remarquable oreille, Kim a une présence scénique très appréciée du public. « Y’a eu nos trente ans, puis nos quarante, sûr que cela nous tourmente : donnons à nos vies ce qu’il faut de swing. Heureusement y’a Wes et l’ami Django, y’a qu’à tendre l’oreille pour aller bien haut, pour voyager sur un vol Air Swing »

Petite Histoire de Paris Paname (10/15) Paris Paname à l’Azile

Pour fêter la sortie de son deuxième album « LR Swing », Paris Paname invite sur scène l’ensemble des musiciens présents sur le disque : Mathias Guerry (violon), Myriam Gineys (piano), Manuel Weiss (guitare) et Daniel Suire (accordéon). Les amis sont aussi nombreux dans la salle de l’Azile à La Rochelle en ce 31 janvier 2012. Philippe Lévêque (alias Glob) s’occupe du son et des lumières, Nicolas Gauffreteau filme le concert, Stéphanie Marie prend des photos.

Petite Histoire de Paris Paname (9/15) La complainte de la butte

Le deuxième album de Paris Paname « LR Swing » sort en 2011. On y trouve des compositions originales : « Blues Chope » et « Valse pour Mondine » d’André Jorro ainsi qu’ « LR Swing » et « Rendez-vous » de Gilles Cunin. Huit titres sur douze sont des chansons : Trénet ( Que reste-t-il de nos amours ?), Brel (Madeleine) et Vian ( Le blues du dentiste) sont au menu. Sans doute sensible à sa génèse montmartroise, Paris Paname fait figurer parmi ces chansons « La complainte de la butte ». Cette complainte est composée par Georges van Parys qui comptera 300 musiques de film à son actif. Le cinéaste Jean Renoir en est l’auteur et c’est Cora Vaucaire qui en sera la première interprète en 1955 dans « French Cancan ».

Pour l’enregistrement de ce titre, Paris Paname a l’excellente idée d’inviter la pianiste Myriam Gineys. Dès l’introduction, son piano nous attrape. Puis la lune trop blême apparaît, soulignée par la contrebasse de Patrick Manet. Arrivent ensuite les violons de Mathias Guerry. Le tout vous emporte sur une musique à trois temps. Vous êtes à Montmartre et vous rêvez une histoire d’amour…

Petite Histoire de Paris Paname (8/15) Chez Jacquet

André Jorro

Patrick Manet
Gilles Cunin

Paris Paname écrit une nouvelle page de son histoire avec l’arrivée en 2006 de Patrick Manet à la contrebasse. Patrick nourrit une passion pour son instrument qu’il joue avec le souci constant du bon tempo et de la bonne harmonie. Il développera aussi au fil du temps ses talents d’ingénieur du son. Pour compléter cette nouvelle formation et évoluer en trio, Paris Paname accueille le charismatique guitariste André Jorro. Ce dernier a beaucoup fréquenté Ninine Garcia à la Chope des Puces et son jeu guitaristique s’en ressent. Une belle dynamique musicale s’installe au sein du trio qui va s’affirmer sur scène où Gilles chantera ses premières compositions. En 2008 avec la complicité du Vidéo club Rochelais ils enregistrent quelques standards parmi lesquels « Chez Jacquet ». Cette magnifique valse est attribuée à Django Reinhardt. What else ?

Petite Histoire de Paris Paname (7/15) Mon amant de Saint Jean

L’année 2005 marque une ère nouvelle pour Paris Paname qui s’établit désormais à la Rochelle. Pour cet unique concert du 10 juin chez Jules et Jim, Gilles Cunin invite le contrebassite Jean Hugues Billmann (alias Bilou), le guitariste Manuel Weiss et le violoniste Mathias Guerry. Ce dernier, remarquable soliste, deviendra un compagnon de route régulier du groupe. C’est l’ami Thomas Chapuzot qui est aux manettes pour la vidéo. Mon amant de Saint Jean fut composée en 1937 par Emile Carrara mais ne connut le succès qu’en 1942 lorsque Léon Agel en réécrivit les paroles. Cette chanson à trois temps tient une place importante dans la mémoire collective et le public a toujours beaucoup de plaisir à entonner son refrain. Paris Paname la fera figurer dans son deuxième album « LR Swing »

Petite Histoire de Paris Paname (6/15) Gentleman cambrioleur

« C’est le plus grand des voleurs, oui mais c’est un gentleman .Il s’empare de vos valeurs, sans vous menacer d’une arme». Ainsi débute cette chanson composée par Jean-Pierre Bourtayre et coécrite par Yves Dessca et Alain Boublil. Jacques Dutronc l’enregistre en 1973. Elle évoque l’élégant Arsène Lupin né sous la plume de Maurice Leblanc. C’est avec ce même souci d’élégance que Raphaël Letac, soutenu par la contrebasse d’Hervé Pouliquen accompagne la voix de Gilles Cunin avec sobriété. La clarinette du talentueux Pierre Casenave vient avec son timbre chaud et beaucoup de musicalité donner toute sa saveur à ce Gentlemean cambrioleur Parispanaméen.

Petite histoire de Paris Paname: (5/15) Venez donc chez moi

« Venez donc chez moi » est composée par Paul Misraki et écrite par Jean Féline en 1935. C’est Lucienne Boyer qui en sera la première interprète. Viendront ensuite Ray Ventura, Yves Montand et bien d’autres. En janvier 2003, au studio Antenna, à deux pas de la Place de Clichy, Paris Paname enregistre sa version arrangée par Raphaël Letac. L’ingénieur du son est Jean Philippe Briquet. La contrebasse est tenue par Hervé Pouliquen futur compagnon de route de San Severino. Les chorus sont joués par Ghali Hadefi (qui montera le projet Selmer 607) à la guitare et par Mathilde Febrer au violon. Cette dernière accompagnera de nombreux artistes parmi lesquels Charles Aznavour. Son break chorus à 0’38 est un régal.

Petite histoire de Paris Paname: (4/15) Djangologie

Pierre Raphaël LETAC

Comme son nom l’indique, « Djangologie » est un thème majeur de l’oeuvre de Django Reinhardt. Le génial manouche, fait preuve d’un courage et d’une ténacité remarquables pour utiliser sa main gauche gravement brûlée dans son jeu de guitare. Ainsi, il imagine des renversements d’accords qui offrent une magnifique descente par demi tons. Dans cet enregistrement figurant sur le premier album de Paris Paname, l’ami David Picard est à la basse électrique, Fred Schneider à la prise de son et au mixage, Gilles Cunin à la guitare rythmique. Le tout se fait en une prise jouée « live ». Raphaël fait entendre ici ses qualités de soliste. Celles qui permettent, à l’instar du maître, de ne jamais faire deux fois la même improvisation.

Petite histoire de Paris Paname: (3/15) On n’est pas là pour se faire engueuler

Gilles Cunin

Pour ce premier album «Un air de Paname» paru en 2003, Raphaël et Gilles décident d’enregistrer « On n’est pas là pour se faire engueuler». Boris Vian a d’emblée fait partie de l’univers de Paris Paname. Dans cette chanson qu’il signe sur une musique de Jimmy Walter, il trouve avec humour le moyen d’envoyer balader successivement la maréchaussée, sa femme et le bon Dieu.

Un hymne à la liberté en quelque sorte…Une belle équipe de musiciens est présente au studio : Pierre Cazenave et sa clarinette, Ghali Hadefi et sa guitare, Hervé Pouliquen et sa contrebasse. On distingue parmi les choeurs la violoniste Mathilde Febrer. Raphaël est à la guitare, aux choeurs et au scat qu’il affectionne particulièrement tandis que Gilles est au chant. En 2019, cette chanson fait son retour sur scène dans le nouveau spectacle parispanaméen « Travailler un jour par semaine »

Petite Histoire de Paris Paname: (2/15) La Marche Turque

Il y a quelque chose de jubilatoire à faire se rencontrer Mozart et Django Reinhardt. C’est sans doute la raison pour laquelle les musiciens de Paris Paname éprouvent toujours un grand plaisir à jouer cette marche Turque en concert.

Petite Histoire de Paris Paname:(1/15) Un air de Paname

En 2000, Gilles Cunin rencontre Raphaël Letac, un drôle de zèbre terriblement attachant. Ils fondent Paris Paname et jouent dans les bistrots parisiens où très vite les chansons vont se mêler à la musique de Django. Parmi ces chansons, le très beau « Un air de Paname » de Pierre Garbarini est choisi pour figurer sur le premier album du duo. Raphaël est au chant.

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